EORSys® - Solutions pour la localisation des défauts en moyenne tension
Détecter. Délimiter. Rétablir l’alimentation en toute sécurité.
Localisation des défauts en moyenne tension : méthodes, systèmes et bonnes pratiques
La localisation des défauts en moyenne tension aide les gestionnaires de réseau à identifier rapidement le départ concerné, à sécuriser les manœuvres et à réduire les temps de coupure. Elle s’appuie sur des méthodes adaptées à la structure du réseau et au mode de mise à la terre, ainsi que sur des équipements capables de fournir des indications fiables et exploitables. Avec l’EOR-1DS et l’EOR-3DS, A. Eberle propose des solutions couvrant aussi bien les besoins classiques de signalisation que l’intégration dans des postes secondaires numériques. En complément, des systèmes comme PQI-DA smart, PQI-DE et WebPQ® apportent davantage de transparence pour l’analyse des événements, la documentation et le suivi dans la durée.
Key Takeaways
- Ciblage structuré : une localisation efficace commence par l’identification précise du segment de réseau concerné afin de réduire les temps de recherche sur le terrain.
- Diversité des méthodes : les courts-circuits et les défauts à la terre exigent des approches de diagnostic différenciées, adaptées à la topologie du réseau et au mode de mise à la terre, qu’il soit compensé, isolé ou mis à la terre.
- Solutions système : l’EOR-1DS constitue une solution robuste et économique pour l’indication des défauts, tandis que l’EOR-3DS remplit également le rôle d’unité de numérisation pour les postes secondaires modernes.
- Monitoring complémentaire : des systèmes comme PQI-DA smart et le logiciel WebPQ® facilitent l’analyse des causes, l’interprétation des événements transitoires et la documentation technique.
Pourquoi la localisation des défauts est décisive dans les réseaux moyenne tension
Dans les réseaux moyenne tension, les perturbations doivent être circonscrites rapidement et de manière fiable afin de limiter les temps de coupure et de permettre des décisions opérationnelles sûres malgré la pression temporelle. En exploitation, il ne suffit pas de constater la présence d’un défaut. Le point déterminant est la sélectivité :
Quel départ est concerné ?
Dans quel sens le courant de défaut a-t-il circulé ?
La localisation des défauts n’est donc pas une simple fonction d’appareil. C’est un processus opérationnel complet qui comprend la détection de l’événement, la délimitation du tronçon, le choix de la méthode appropriée, l’assistance aux manœuvres et une documentation traçable. C’est précisément cette orientation résolument pratique qu’A. Eberle met en avant avec l’EOR-1DS.
Dans la pratique, trois éléments sont particulièrement importants :
- des indications claires issues du poste
- une détermination fiable du tronçon concerné
- une méthode de localisation adaptée à la situation réelle du réseau
Défauts typiques dans les réseaux moyenne tension
Courts-circuits et défauts à la terre
Les courts-circuits provoquent généralement une réaction rapide et claire dans le réseau. En pratique, la question essentielle est de savoir si le tronçon concerné peut déjà être identifié de manière fiable à partir des indications disponibles et des informations du poste. Une localisation efficace réduit le temps nécessaire pour sécuriser les manœuvres et réalimenter les parties du réseau non touchées.
Les défauts à la terre comptent parmi les défauts les plus importants en moyenne tension. Leur évaluation dépend fortement de la structure du réseau, du mode de mise à la terre et du concept de mesure. C’est pourquoi une simple alarme ne suffit souvent pas. Il faut au contraire identifier clairement le départ concerné afin d’évaluer correctement le sens du défaut et d’intervenir sur le bon segment du réseau.
Défauts intermittents et défauts de câble
Les défauts intermittents et réamorçants sont particulièrement complexes en moyenne tension, car ils ne se présentent pas comme des défauts permanents stables. Selon l’état d’exploitation, la charge ou le moment de leur apparition, leur manifestation peut varier, ce qui complique leur attribution sans ambiguïté. Dans les réseaux câblés, le vieillissement, l’humidité, les contraintes thermiques ou des connexions défectueuses figurent également parmi les causes typiques.
En matière de localisation des défauts de câble, A. Eberle souligne qu’une détermination rapide du tronçon et une localisation précise des défauts à la terre et des courts-circuits réduisent les temps de coupure et les efforts de recherche. L’entreprise met également en avant le fait que les transitoires peuvent rendre visibles le sens du défaut et son amorçage. Cet aspect est particulièrement utile pour l’analyse d’événements récurrents ou difficiles à caractériser.
La localisation des défauts en pratique : de l’événement au rétablissement de l’alimentation
1. Détecter la perturbation et établir un état des lieux fiable
Le processus commence avec le déclenchement, le signal de protection, l’information issue du poste et la zone d’alimentation concernée. Ces éléments doivent être rassemblés rapidement pour établir une vue d’ensemble fiable de la situation. C’est dès cette étape que l’on voit si le processus de dépannage sera mené de manière structurée ou de façon plus réactive.
2. Délimiter le tronçon concerné
La détermination du tronçon constitue le cœur opérationnel de la localisation des défauts. Elle répond à une question simple, mais déterminante : quelle section de ligne ou quel départ doit être examiné et manœuvré en priorité ? A. Eberle décrit précisément cet usage pour l’EOR-1DS comme un cas d’application typique après un déclenchement, lorsqu’un tronçon de ligne n’est pas clairement identifié, pour accompagner les manœuvres, ainsi que pour clarifier des défauts à la terre récurrents et des courts-circuits intermittents.
3. Choisir la méthode de localisation appropriée
La méthode la plus pertinente dépend de la structure du réseau, du mode de mise à la terre, de la mesure des tensions et des courants ainsi que de l’équipement du poste. Pour l’EOR-3DS, A. Eberle souligne que les avantages de plusieurs procédés de localisation peuvent être combinés grâce à une logique de priorisation et de pondération. Le système convient donc particulièrement aux applications dans lesquelles la localisation doit s’adapter avec souplesse à différentes situations de réseau.
4. Sécuriser les manœuvres
La localisation des défauts ne s’arrête pas à une indication affichée sur l’appareil. Le bénéfice opérationnel réel n’apparaît que lorsque le tronçon concerné peut être isolé en toute sécurité et que les parties saines du réseau peuvent être réalimentées de manière contrôlée. C’est pourquoi la localisation, les informations du poste et la conduite d’exploitation doivent être étroitement coordonnées.
5. Documenter les événements et les analyser a posteriori
Les enregistrements de perturbations, les journaux d’événements et les données traçables sont particulièrement importants lorsque les défauts se répètent ou ne peuvent pas être évalués de manière univoque immédiatement. Pour l’EOR-1DS comme pour l’EOR-3DS, A. Eberle mentionne les enregistrements de perturbations et le journal comme faisant partie intégrante du concept de l’appareil. Cela améliore non seulement l’analyse de défauts individuels, mais aussi l’évaluation ultérieure d’anomalies récurrentes.
Intégration de postes secondaires pérennes dans le réseau de distribution
L’enregistrement du webinaire suivant prolonge directement les exigences décrites plus haut en matière de documentation des événements, de localisation des défauts et d’intégration des postes. Dans cette vidéo, Gerald Jacob, chef de produit EORSys, présente des pistes de solution montrant comment les gestionnaires de réseaux de distribution peuvent relever les défis de la transition énergétique dans les réseaux moyenne et basse tension à l’aide de postes secondaires pérennes. L’accent est mis sur la numérisation et l’automatisation des postes secondaires, ainsi que sur l’intégration pertinente de l’EOR-1DS et de l’EOR-3DS dans des concepts modernes de réseau de distribution.
Quelles méthodes de localisation ont fait leurs preuves en moyenne tension
La localisation des défauts en moyenne tension est particulièrement efficace lorsque la méthode retenue correspond à la situation réelle du réseau. Sur la page de comparaison entre l’EOR-1DS et l’EOR-3DS, A. Eberle cite notamment le procédé qu2-Wischer, le procédé Wischer pour défaut à la terre, la détection directionnelle des courts-circuits et des défauts à la terre, les procédés de localisation par impulsions, les procédés wattmétriques et les procédés à courant réactif. Pour l’EOR-3DS, s’ajoutent des procédés “qui” pour les défauts réamorçants, ainsi que des procédés harmoniques.
Procédés de localisation par impulsions
Les procédés de localisation par impulsions sont particulièrement utiles lorsque les défauts doivent être circonscrits de manière ciblée et que les informations de direction doivent être évaluées de façon fiable. A. Eberle cite cette méthode à la fois dans la comparaison des appareils et explicitement pour l’EOR-1DS.
Procédés Wischer
Les procédés Wischer exploitent l’évolution temporelle de l’événement pour évaluer le défaut. Ils jouent un rôle important, en particulier lors d’événements de défaut à la terre, lorsqu’une simple indication ne suffit pas pour une classification sélective. Dans l’environnement A. Eberle, le procédé qu2-Wischer et le procédé Wischer pour défaut à la terre font partie des méthodes centrales mentionnées.
Procédés wattmétriques et procédés à courant réactif
Ces procédés sont particulièrement pertinents dans les réseaux compensés ou isolés. Ils permettent d’évaluer plus fiablement le sens du défaut et d’améliorer la délimitation du départ concerné. Ces méthodes figurent elles aussi sur les pages d’A. Eberle comme approches disponibles ou pertinentes.
Procédés pour les scénarios de défaut complexes
Dans le cas de défauts réamorçants ou intermittents, les méthodes standard atteignent plus rapidement leurs limites. l’EOR-3DS se distingue ici par la disponibilité supplémentaire de procédés qui et de procédés harmoniques, ainsi que par la possibilité de combiner de manière pondérée les atouts de différentes méthodes. Cela apporte davantage de souplesse dans les situations de défaut les plus exigeantes.
Intégrer efficacement les indicateurs de défaut et les postes secondaires numériques
La localisation des défauts devient nettement plus efficace lorsque les indicateurs de défaut ne sont pas considérés isolément, mais comme faisant partie d’un concept de poste cohérent. Pour les applications où une indication combinée des courts-circuits et des défauts à la terre doit rester économique, l’EOR-1DS est positionné comme indicateur de défaut pour le poste secondaire. L’EOR-3DS, quant à lui, est explicitement décrit comme indicateur de défaut pour le poste secondaire numérique et, en complément, comme unité de numérisation.
EOR-1DS
L’EOR-1DS est un indicateur compact combiné de courts-circuits et de défauts à la terre qui, selon A. Eberle, offre toutes les méthodes essentielles de localisation. L’appareil peut être utilisé comme indicateur non directionnel de courts-circuits et de défauts à la terre avec localisation par impulsions, ou comme indicateur directionnel de courts-circuits et de défauts à la terre avec localisation par impulsions et procédé qu2-Wischer. Parmi les autres atouts mis en avant par A. Eberle figurent un paramétrage simple, même sans logiciel, une grande capacité de mémoire pour les enregistrements de perturbations et le journal, ainsi qu’une aide claire pour l’exploitation, la technique et le service en matière de ciblage, de manœuvres et de remise en service.
EOR-3DS
L’EOR-3DS combine la localisation des courts-circuits et des défauts à la terre dans un appareil compact et peut, selon A. Eberle, être utilisé à la fois comme indicateur de défaut classique et comme unité de numérisation pour postes secondaires. L’appareil prend en charge plusieurs procédés, peut être paramétré librement avec AEToolbox et dispose d’options de communication étendues. Sont notamment cités MQTT, IEC 60870-5-101/104, IEC 60870-5-103 avec enregistrements de perturbations, DNP 3.0, IEC 61850 GOOSE ainsi que Modbus RTU/TCP. La fonction maître Modbus permet en outre de raccorder jusqu’à six appareils.
Postes secondaires numériques
Les postes secondaires numériques associent, dans un même concept, la localisation des défauts, les valeurs mesurées, la communication et la conduite d’exploitation. Dans le webinaire et dans le contenu technique d’A. Eberle, il est souligné qu’une numérisation standardisée améliore la transparence du réseau et peut rendre l’exploitation plus efficace. Cet aspect est particulièrement pertinent pour les gestionnaires de réseaux de distribution lorsque les postes ne doivent pas seulement fournir des indications locales, mais aussi s’intégrer dans une conduite d’exploitation moderne avec supervision à distance.
Comparaison directe en application
| Critère | EOR-1DS | EOR-3DS |
|---|---|---|
| Rôle principal | Solution économique d’indication des défauts pour le poste secondaire | Indicateur de défaut pour le poste secondaire numérique |
| Méthodes | Méthodes essentielles, notamment localisation par impulsions et procédé qu2-Wischer | Plusieurs procédés avec priorisation et pondération |
| Paramétrage | Simple, possible même sans logiciel | Paramétrable librement avec AEToolbox |
| Communication | Modbus RTU Remote | Notamment MQTT, IEC 60870-5-101/104, IEC 60870-5-103, DNP 3.0, IEC 61850 GOOSE, Modbus RTU/TCP |
Comparaison rapide : EOR-1DS vs EOR-3DS
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Quand un monitoring complémentaire est pertinent
La localisation des défauts et le monitoring permanent ne répondent pas au même besoin, mais se complètent dans de nombreuses applications. Les indicateurs de défaut permettent de circonscrire rapidement les perturbations après un déclenchement et d’identifier les tronçons concernés. Les systèmes de monitoring installés en permanence apportent une transparence supplémentaire lorsqu’il faut disposer d’événements récurrents, d’enregistrements de perturbations, de données de long terme ou d’une analyse structurée.
Pour cette couche complémentaire, A. Eberle décrit le PQI-LV, le PQI-DA smart et le PQI-DE comme des composants centraux d’un système destiné aux tâches de mesure dans les réseaux basse, moyenne et haute tension. Les analyseurs peuvent être utilisés comme enregistreurs de perturbations avec une fréquence d’échantillonnage allant jusqu’à 41 kHz, comme appareils de mesure de la qualité de l’énergie et comme analyseurs de réseau. WebPQ® est positionné comme logiciel central d’analyse pour les enregistreurs de perturbations fixes et les appareils de monitoring de la qualité de l’énergie.
Dans la pratique, cette distinction est utile :
- les indicateurs de défaut permettent un ciblage rapide immédiatement après l’événement
- les systèmes de monitoring fournissent des données complémentaires de mesure et d’évolution
- WebPQ® permet une analyse centrale et structurée sur plusieurs appareils
FAQ
Quelle est la différence entre la localisation de court-circuit et de défaut à la terre ?
La localisation de court-circuit vise les défauts impliquant des courants de défaut élevés entre conducteurs ou vers la terre. La localisation de défaut à la terre sert à détecter et localiser plus précisément les défauts monophasés à la terre.
Pourquoi ces indicateurs sont-ils importants dans les réseaux moyenne tension ?
Ils permettent de détecter plus vite les défauts, de réduire les temps de recherche et d’accélérer le rétablissement de l’alimentation dans les postes et réseaux de distribution.
Quand choisir l’EOR-1DS ?
L’EOR-1DS est bien adapté lorsqu’une solution économique est recherchée pour des applications standard dans les postes de transformation avec des besoins plus simples en communication.
Quand l’EOR-3DS est-il plus pertinent ?
L’EOR-3DS est plus adapté lorsqu’il faut une communication avancée, une paramétrisation flexible et une intégration dans des postes de transformation numériques.
Quelles méthodes de localisation peuvent être utilisées ?
Selon le réseau et l’application, on peut utiliser la méthode transitoire, la localisation par impulsion, la méthode wattmétrique, la détection directionnelle ou l’analyse de la puissance réactive. Le choix dépend de la structure du réseau et du concept de mesure.
Quels sont les domaines d’application typiques ?
Les applications typiques incluent les postes de transformation numériques et classiques, les postes aux nœuds du réseau, les sous-stations, les réseaux de transport et de distribution ainsi que les installations industrielles.
Pourquoi la communication SCADA est-elle importante ?
Dans les postes numériques, l’intégration SCADA et la prise en charge des protocoles sont essentielles pour la supervision, l’interopérabilité et la modernisation du réseau.
Pourquoi la topologie du réseau influence-t-elle le choix de l’appareil ?
Parce que la méthode de localisation, le concept de mesure et les interfaces de communication nécessaires dépendent fortement de l’environnement réseau réel.
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